Cette année 2017 la thématique  supplémentaire aux journées des   Patrimoines nous  ramène en 1850 lors des fouilles découvertes dans le parc du Château  qui mirent le jour à 23 tombes gallo-romaine.
 Les objets des fouilles sont à découvrir dans les musées d'Arlon et du Cinquantenaire de Bruxelles
                   
                     

Le Patrimoine gallo-romain de Freux 1850

Freux,1850 lieu de découvertes gallo-romaine

 Ces passages dans le livre « Si Freux m’était conté » (Chapitre II page 12-13) décrivent les découvertes ,datant de l’époque gallo-romaine,faites sur le territoire de Freux.

Une vaste enceinte fermée par un large fossé et formant quadrilatère occupait autrefois le territoire des communes de Remagne et de Moircy ainsi qu’une superficie plus ou moins grande des terrains appartenant aux sections de freux et de Vesqueville. Le fossé dont le tracé est bien conservé, n’avait pas moins de 7 mètres d’ouverture. Cette enceinte fut un camp retranché de réserve, de manœuvres et de passage à l’usage des légions romaines ;

Ente Remagne et Freux-Menil, sur le Thier de Avrilmont au lieu -dit Hazelette, existaient des traces évidentes de campement et un cimetière romain.

Près de Freux -la-rue, au lieu-dit Thier des Ronches il existait également un cimetière romain très étendu et établi dans les conditions suivantes :

Des tranchées eu profondes(60cm) aient été ouvertes dans le sol. De distance en distance, des mottes de terre peu étendues servaient de buchers. Tout autour étaient rangés dans la tranchée des objets que l’on trouve d’ordinaire dans les sépultures romaines, des pièces de monnaie dont les plus fréquentes étaient à l’effigie de Tibière et d’Hadrianus(+-30 ap jc),des agrafes en bronze, des figurines en terre cuite, des charbons, des ossements calcinés, des débris d’armes et des vases propres à transporter et conserver des liqueurs. Ces objets faisaient partie du bagage que tout légionnaire devait porter en campagne.

A Justifet au-dessus de Cortimpont existait un tumulus de 25 mètres de circonférence, entièrement formé de gravier et de cailloux roulés.

Là se trouvaient des tombes gauloises taillées dans le roc vif.

Au sommet de Fanimont, un tumulus et des ravins comme au Thier des Ronches, annonçaient aussi l’existence d’un cimetière romain. La grande voie militaire d’Ivoix à Cologne passait à 40 pas de là.

Entre Freux et Bougnimont,il y avait à l’époque de l’occupation romaine, une fabrique de terre cuite. C’est peut-être là qu’ont travaillé les potiers Pétrus et Martinus qui ont marqué de leur sigle les belles soucoupes découvertes à Freux et à Hatrival.

23 tombes, au lieu-dit « Behaumont » dans le parc du Château des barons Goffinet ont été découvertes. Ces tombes, dont 6 étaient encore intactes ont donné, en dehors des débris d’ossements calcinés et de poterie de diverse couleurs : des perles de collier en pâte de verre de couleur bleue, un objet en fer composé d’une lame très mince ressemblant assez à une hachette, de 10 cm de long et de 6 cm de large au tranchant, et encroûté de débris de bois, une fibule en bronze et les fragments d’une chainette de même métal, 3 petits anneaux en bronze ;une pièce d’ornement de même métal ;une boucle de harnais en fer et quelques petits morceaux d’une chainette en bronze ; une sorte de hachette plate, en fer de 12cm de long et de 8.5cm de large au tranchant.                      

 

La plupart de ces objets peuvent être vus au musée archéologique d’Arlon 

 

Au Musée du Cinquantenaire de Bruxelles MRAH ,il y a bien un article de réalisé par Claire Massart , 1991. Le cimetière gallo-romain du Berhomont à Freux, Bulletin des Musées royaux d'Art et d'Histoire, 62, p. 111-122.

 en voici les textes
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les documents et photos des objets retrouvés  lors des fouilles archéologiques

 faites à Freux en 1850 sont conservées pour une part aux Musées Royaux d'Art et d'Histoire du Cinquantenaire Bruxelles. Les objets de tombes étant intransportables des photos tombe par tombe

seront projetés sur un grand écran et visible sur le site.

 

copyright

Photothèque 

Musées royaux d'Art et d'Histoire

parc du Cinquantenaire 10

B - 1000 Bruxelles

 

Institut archéologique du Luxembourg - musée d'Arlon

La nécropole de Freux a été découverte et détruite en grande partie au milieu du 19ème siècle lors de l’aménagement d’un parc qui est actuellement occupé par une forêt. Les objets découverts par la suite n’ont pas réellement fait l’objet de fouille archéologique comme on l’entend actuellement mais d’une simple collecte d’objets. Aucun plan, aucune photographie, aucune description n’accompagne ces céramiques. En ce qui concerne la collection de l’Institut archéologique du Luxembourg, aucun assemblage de tombe ne peut donc être restitué avec certitude. Pour le conservateur de l’époque, il s’agissait de remplir des vitrines avec des objets intacts provenant de la province de Luxembourg. Toutefois, la comparaison est possible avec des sites similaires découverts sur le territoire communal de Libramont à Remagne-Rondu ou encore Laneuville. Ces sites fouillés au milieu du 20ème siècle présentent des assemblages complets de la même époque que Freux. L’archéologie funéraire gallo-romaine a beaucoup évolué ces dernières années, les panneaux devront apporter un nouvel éclairage.

 

Avec Madame Richard, conservatrice du Musée Archéologique, nous pensons qu’il est possible d’expliquer que le contenu des tombes est le reflet symbolique du banquet funéraire. Les coupes, les cruches et plats n’ont pas la même signification que le mobilier égyptien qui lui a un rôle de viatique. Un second aspect est le concept d’offrande première qui est réalisée sur le bûcher funéraire et l’offrande secondaire qui est faite dans la tombe. Certains objets peuvent être le reflet de la profession du défunt. Notre collection n’en possède pas mais c’est un phénomène courant. Les différentes phases de la cérémonie funéraire devraient être abordées dans les trois panneaux.

Denis Henrotay

Secrétaire-Conservateur

PETIT TITRE

Prêt privé d'objets gallo-romain Cercle d'Art et d'Histoire de Libramont de C .Giboux

Nous remercions le Musée Celtes de Libramont pour le prêt

D’objets usuels :

 Une situle en terre cuite, une situle en bronze, une broche à viande,

 une tasse en bois, une assiette en bois, une paire de force (ancien ciseau), une corne à boire.

D’objets de parure :

Une fibule, un torque en laiton, un bracelet en fer.

D’objets de combat ;

- un morceau de cotte de mailles, une lance, un javelot.

 

Contact :Julie Cao-Van
julie.caovan@museedesceltes.be
Musée des Celtes,
Place Communale, 1
6800 Libramont (Belgique)
tél/fax 0032 / (0)61224976

 

Exposition au Château de Freux.

Mobile : 0498/45.22.02

  6800 Libramont-Chevigny

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